Pourquoi les programmes scolaires et les réformes éducatives ne s'inspirent-elles pas des connaissances sur le cerveau?
Comment expliquer que l'on prenne des décisions qui impactent la
vie de milliers d'enfants, à l'aveugle, sans les expérimenter ?
Pourquoi les politiques publiques en France s'inspirent-elles si peu des apports de la recherche ?
Ce sont trois bonnes questions soulevées par Olivier Oullier,
le fameux et unique chercheur français invité du forum de Dubaï.
Spécialiste des neurosciences, il enseigne à l'université
d'Aix-Marseille. Au sein du Centre d'analyse stratégique, il a aussi
conseillé le gouvernement Fillon de 2009 à 2012, notamment sur les
politiques éducatives. Il en est sorti convaincu que les politiques
publiques françaises, sont menées en dépit du bon sens. De quoi piquer
ma curiosité: vous pourrez l'écouter le mercredi 29 avril dans le Grand
Amphi de "Rue des écoles", l'émission de Louise Tourret sur France
Culture.
Les neurosciences restent un domaine un peu obscur pour le grand public. Sur quoi portent vos travaux?
Je travaille sur la façon dont on traite l'information, on
influence et on est influencés. Les neurosciences s'intéressent à la
façon dont les gens prennent des décisions : elles se situent à
l'interface de la psychologie, de la neurologie, et des sciences
comportementales.
Vous avez dirigé de 2009 à 2012 le programme neurosciences et
politiques publiques au sein du Centre d'analyse stratégique. Qu'y
faisiez-vous et qu'en avez-vous retiré ?
Nous avons produit des notes
et des rapports sur différents sujets (santé publique, éducation,
environnement...). Mais pendant que nous rédigions nos rapports pour
convaincre les gouvernements qu'il fallait prendre des décisions
autrement - rapports aussitôt enterrés-, de l'autre côté de la Manche,
le gouvernement menait des expériences et proposait de modifier les
politiques publiques selon les résultats de ces expériences !
Комментарии
Отправить комментарий