A Sainte-Hélène, on l'appelle "le consul", ou tout simplement "Michel". Gardien depuis vingt-huit ans des domaines où Napoléon a vécu ses dernières années, Michel Dancoisne-Martineau a profité du bicentenaire de l'exil de l'empereur (1815) pour les rénover de fond en comble. A l'entendre, il n'était pas plus que ça passionné par Napoléon quand il a pris la charge, en 1987, de cette petite enclave française de 16,5 hectares perdue au bout du monde. Pour trois ans seulement, à l'époque. Le précédent titulaire du poste, Gilbert Martineau, était pour lui l'auteur de la meilleure biographie du poète anglais Lord Byron, objet de ses études de lettres. Après une correspondance suivie, M. Martineau l'a invité à Sainte-Hélène, l'a incité à postuler pour prendre sa succession, le poste manquant désespérément de candidats, et... l'a adopté. D'où le nom composé. "Depuis, tous les trois ans, j'ai un nouveau ...